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«Grâce à ma fille, je me suis lancée dans le bénévolat»

Tout a commencé en février 2016: la population d’Échallens était invitée à une séance d’information, car la commune allait accueillir des migrants qu’elle logerait dans son abri de protection civile. Ma fille Jeanne, alors âgée de 15 ans, tenait à y participer, je l’ai donc accompagnée. Le soir même, elle a été profondément choquée et révoltée par les paroles racistes et les préjugés de certains. Alors qu’elle est d’un naturel timide, elle a pris le micro et demandé si les mineurs pouvaient devenir bénévoles. On lui a répondu que oui.

«Malade, je ne cesse d’aller de l’avant»

On m’a diagnostiqué la maladie de Parkinson il y a maintenant 8 ans et demi. C’était en juin 2010. Un an plus tôt, j’avais été remerciée pour cause de restructuration et, à la suite de ce licenciement, je me suis rendu compte que je tremblais. La même année, mon père est décédé et lors de son enterrement, je me suis dit qu’il y avait un problème. Ça ne venait pas de mon deuil. Je sentais que quelque chose ne fonctionnait plus chez moi.

Début janvier 2010, je suis allée voir ma généraliste, qui m’a proposé de faire un scanner et un IRM pour élucider certaines choses.

«Rien ne m’arrête, surtout pas mon handicap!»

J’ai toujours été déficiente visuellement, mais ma vue s’est subitement détériorée en septembre 2017. Entre cette échéance et août 2018, j’ai dû subir 6 opérations pour faire descendre la tension de mon glaucome. Et depuis un an, je dois désormais me déplacer avec une canne blanche. Toutefois, mon état de santé ne m’a jamais donné envie de baisser les bras.

«J’ai dû toucher le fond pour mieux rebondir»

Aujourd’hui, je suis heureuse et rien ne laisse supposer, qu’à un moment donné, tout a failli basculer. J’ai 30 ans, un compagnon, une petite fille de 2 ans et demi. Mon quotidien est bien rempli: je fais beaucoup de sport, surtout de la course à pied, trois fois par semaine. J’adore ça, j’ai d’ailleurs eu la chance dernièrement de prendre le départ de Sierre-Zinal. L’hiver, je pars souvent en peau de phoque.

«Grâce à un inconnu, je vis pour deux»

En 1974, à 7 ans, j’ai brutalement été atteinte d’un diabète de type 1. Je me souviens de l’infirmière qui venait tous les matins me faire une piqûre d’insuline, le temps que mes parents apprennent à la faire eux-mêmes. En parallèle, j’ai dû suivre un régime alimentaire strict. Le diabète est traître, il s’attaque à tout l’organisme. Je ne me rendais pas bien compte étant enfant, mais je savais qu’un jour ou l’autre ma santé allait se dégrader.

A cet âge, on se dit que c’est loin et, comme on veut vivre sans contraintes, on s’en fout.

«À 50 ans, j’ai été harcelée par mon amour de jeunesse»

Renouer avec son amour de jeunesse plusieurs décennies après, reprendre l’histoire là où elle s’était arrêtée, c’est le genre de récit qui fait rêver les romantiques. Toutefois, dans mon cas, le conte a viré au cauchemar. Mon premier amour est même devenu ma plus grande terreur. Au départ, c’est moi qui ai voulu recontacter Richard.

«J’ai dû attendre 7 jours avant de rencontrer ma fille»

J’ai très vite pu parler librement de ce qui nous était arrivé, à ma fille et à moi. Dès que je suis sortie de l’hôpital, c’était digéré. Mon mari, lui, a eu plus de mal. Et c’est normal: il a vécu tout cela de très près alors que moi, il ne me reste que de vagues flash-back, des sensations, des souvenirs flous. Elle et moi, nous sommes revenues de très loin.

«À 27 ans, je suis médium guérisseuse»

Tout a commencé par une sortie de corps. Je devais avoir 4-5 ans, je croyais me rendre aux toilettes quand j’ai vu mon corps encore endormi dans mon lit. Bien que surprise, je n’ai pas eu peur de cette énergie. Je m’interrogeais pourtant: comment était-il possible d’exister au-delà de son corps?

«J'ai 8 ans et j'ai vendu des biscuits pour aider les enfants malades»

«Je m’appelle Sophie, je viens d’avoir 8 ans et je suis en 4P, à Gollion (VD). Maintenant je n’ai plus le temps à cause de l’école, mais l’été passé j’ai fait et vendu des biscuits pour aider les enfants papillons* parce qu’ils me touchent beaucoup.

«J’enseigne aux enfants malades»

«J'ai quitté mon job de businesswoman pour devenir acupunctrice»

Je ne me suis jamais considérée comme une businesswoman. Pourtant, pendant une douzaine d’années, j’ai travaillé dans le monde entier pour une multinationale. Je fabriquais des céréales pour le petit-déjeuner. C’était une vie intense, remplie de voyages et de rencontres. Mais un jour, j’ai eu envie d’une autre vie.